Mercredi 16 avril 2008
Par tchou tchou
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Mercredi 16 avril 2008






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Mardi 15 avril 2008
"Malgré le retard à l'allumage, l'optimisme était encore là il y a quelques jours chez les professionnels du tourisme à Lamastre, terminus du Mastrou. Mais au moment où ils ont appris qu'ils n'entendraient pas cette année les sifflements stridents du « vapeur » en gare, l'espoir d'avoir une saison estivale bien remplie s'est vite dissipé. Une situation difficile pour certains commerçants lamastrois. Si les commerces de souvenirs et autres bibelots ne sont pas encore concernés par le manque de clientèle, il n'en est pas de même pour les restaurateurs. Ces derniers sont très inquiets : ce ne sont environ que 80 voyageurs qui arrivent " en Diesel " au lieu des deux ou trois cents en pleine période estivale. Ces quelques voyageurs ne vont pas plus loin que le buffet de la gare, les autres restaurateurs ne voyant pas ou peu arriver de clients. Cela entraîne évidemment un manque à gagner mais aussi pas d'emploi saisonnier créé chaque été. Indirectement, les fournisseurs (pains, fruits, légumes, etc.) des bonnes tables lamastroises en subissent eux aussi les conséquences. « Un miracle s'était produit en 1969 lorsqu'une poignée de bénévoles et passionnés, que l'on traitait de "fous" à l'époque, avait remis le Mastrou sur ses rails, rappelle le maire, Jean-Paul Vallon. Aujourd'hui, je souhaiterai que cette année de transition soit mise à profit pour rassembler toutes les énergies afin que le Mastrou revive une deuxième épopée. Et que le miracle de 1969 se renouvelle !"
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Mardi 15 avril 2008

"Les remous du Mastrou provoquent une vive inquiétude chez les professionnels du tourisme du Nord Ardèche et de la vallée du Doux.
Christophe Gras, représentant du syndicat de l'hôtellerie rappelle que « le Mastrou représente environ 5 000 à 6 000 nuitées par an sur Tain-Tournon. C'est dire tout ce que cela comporte pour nos deux villes, mais aussi tout le secteur de la vallée du Doux et du Nord Ardèche : chambres à la nuit, séjours, locations de gîte, chambres d'hôte, petits-déjeuners, repas du soir, emplettes dans les commerces locaux... Le Mastrou fait travailler un grand nombre de professionnels et commerçants, boutiques de souvenirs, chaussures, vêtements, alimentation pour le pique-nique à Lamastre, restauration à midi ou le soir, sorties... S'il ne fonctionne pas cette année, il faudra deux ou trois ans pour un retour à la normale. Ce qui semble clair, c'est que nos clients viennent pour le Mastrou et non pas pour prendre l'autorail. »
Lucien Couix, président des Logis de France de l'Ardèche, regrette vivement le silence des dirigeants du Mastrou : « On continue à vendre le train à vapeur alors que le transport se fait tout bonnement en autorail. On met le client, le touriste, devant le fait accompli. Les offices de tourisme ne savent plus quoi répondre, nous non plus. Personne n'est au courant ou ne veut répondre. C'est la crédibilité et l'image de l'Ardèche qui sont en jeu. C'est une véritable catastrophe pour le Nord Ardèche sur un plan purement économique. De plus, la société emploie 17 salariés, et le train à vapeur assure le transport de près de 50 à 60 000 voyageurs par an."

Par tchou tchou
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Mardi 15 avril 2008

Il faut sauver le Mastrou

"Le train ne sifflera pas trois fois", "Le Mastrou hors des rails", "Un train de vie à assumer"... Les expressions ne manquent pas. Elles expriment un même constat : le train touristique du Mastrou est en danger ! Assommés par des difficultés techniques et financières, la société des Chemins de fer touristiques et montagne (CFTM) et le Département, principal actionnaire, appellent au secours (¹). « Je lance un appel aux mécènes privés, petits et grands. Le message est simple : vous aimez le Mastrou ? Sauvez-le ! » supplie Maurice Quinkal, conseiller général et président du syndicat d'économie mixte qui gère le CFTM.

Où trouver cinq millions d’euros ?

Pour remettre le Mastrou sur les rails entre Tournon-sur-Rhône et Lamastre, il faudrait entre 8 et 10 millions d'euros. Des investissements nécessaires pour que la ligne soit bien aux normes de sécurité (lire également ci-contre). Le Conseil général est prêt à repuiser dans ses fonds. Après avoir injecté 2 millions d'euros depuis 2003, le Département compte financer la moitié des investissements, soit 5 millions d'euros. Mais reste à trouver les 5 autres...
Où ? Les actionnaires privés du CFTM sont financièrement à sec. Quant aux collectivités locales, leurs marges de manoeuvre sont limitées. Déjà, la communauté de communes du Tournonais a sorti de sa poche 680 000 € pour acheter un terrain à Saint-Jean-de-Muzols, où une nouvelle gare doit être installée.

Le Mastrou ne roulera pas pendant au moins un an

Le Département va bien taper à la porte de la Région, de l'État et de l'Europe. Mais ce sera encore loin d'être suffisant. Le concours de mécènes privés demeure donc la voie incontournable pour que le Mastrou puisse survivre. Maurice Quinkal pense notamment à Total et à la SNCF « qui vient de réaliser un milliard d'euros de bénéfices ».
En attendant, lors d'une réunion de crise jeudi au Conseil général, les élus et les actionnaires du CFTM ont décidé de faire « une pause car nous ne voulions pas léser les touristes avec un autorail diesel et prendre des risques au niveau de la sécurité », explique Pascal Terrasse, président du Conseil général.
Une « année blanche » transformée en année noire autant pour le CFTM, les collectivités locales que les professionnels du tourisme (lire ci-dessous) : aucun panachage ne sortira pendant au moins un an. Maurice Quinkal garde, pour autant, un certain optimisme : « J'espère que le sifflet n'est pas éteint définitivement. En tout cas, je crois fermement au redémarrage l'an prochain. » Tout n'est pas question d'espoir. Il faut maintenant... convaincre.

(¹) Lire l'édition du 11 avril.

REPÈRES
LES INVESTISSEMENTS

Entre huit-dix millions sont nécessaires comprenant :
- Remettre aux normes les rails : il reste 20 kilomètres, sachant que la rénovation d'1 km est estimée entre 120 à 150 000 €.
- Remettre aux normes et en état de marche les locomotives à vapeur : elles sont toutes en réparation, sachant qu'il en faut trois pour que le Matrou fonctionne normalement.
- Construire une gare à Saint-Jean-de-Muzols, le Reseau ferré de France ayant décidé de reprendre le tronçon Tournon et Saint-Jean-de-Muzols en 2011.

LES DATES-CLÉS
- 12 juillet 1891 : la ligne Tournon-Lamastre est inaugurée.
- 1968 : Le réseau est fermé.
- 1969 : La ligne Test remise en service par la société des chemins de fer touristiques et montagne (CFTM).
- 2004 : Le Conseil général vient à la rescousse du CFTM en difficulté financière : le Département rentre dans le capital à hauteur de 50 %.
Par tchou tchou
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Mardi 15 avril 2008
Le Mastrou, élément identitaire et patrimonial du territoire ardéchois, rencontre actuellement de réelles difficultés. Attaché à cet élément d'aménagement et d'attractivité économique du territoire, le Conseil général, actionnaire majoritaire de la Société d'économie mixte en charge de la gestion de la structure, préoccupé par la situation qui impacte à la fois le secteur économique et touristique mais qui peut avoir aussi des répercussions sur les salariés de la SEM, a invité l'ensemble des partenaires concernés (collectivités locales et autres actionnaires) à débattre du devenir du Chemin de fer du Vivarais lors d'un tour de table ce 10 avril à Privas.

Créée en 2003, la SEM Chemin de Fer du Vivarais, fruit d'un partenariat Conseil général / CFTM, connaît aujourd'hui une situation complexe :

-  un déficit récurrent lié à la lourdeur des investissements à prendre en charge, une structure support (rails, ouvrages d'art) sujette à autorisation d'exploitation,

-  un matériel ancien en cours de réparation ou en attente de circulation,

-  un projet de gare à construire à moyen terme afin de libérer le linéaire appartenant à Réseau Ferré de France, entre Tournon et Saint-Jean-de-Muzols et que la SEM doit restituer d'ici 2011.

 
Le Conseil général, actionnaire majoritaire avec plus de 50 % des parts, a injecté depuis 2003 près de
2 millions d'euros dans la structure.

Malgré tous ces efforts, le Mastrou connaît actuellement une véritable crise.

Aujourd'hui compte tenu des éléments de contexte et de l'historique du Mastrou, le président du Conseil général, Pascal Terrasse, a souhaité analyser la situation en compagnie des autres acteurs concernés par le Mastrou (maires des communes de Tournon, Saint-Jean-de-Muzols, Lamastre et Boucieu-le-Roi et autres actionnaires).

C'est conjointement que les personnes présentes à cette réunion ont été conduites à faire un certain nombre de constats et notamment :

-  que la sécurité n'est pas négociable et que l'état des infrastructures comme du matériel ne permet pas aujourd'hui d'obtenir des conditions acceptables de circulation

-  que l'impossibilité technique de reprendre la saison avec les locomotives vapeurs (qui font l'attrait du Mastrou) était incompatible avec les informations données à la clientèle, entachant l'attractivité, l'identité et le sérieux du Chemin de fer du Vivarais

-  que les difficultés financières qui grèvent le fonctionnement de la structure sont telles que la capacité de la SEM à poursuivre l'exploitation en 2008 est fortement compromise

C'est à partir de ces constats que les partenaires réunis ce 10 avril ont pris acte de l'impossibilité de faire fonctionner l'outil dans des conditions de sécurité et en totale correspondance avec les attentes de la clientèle.

Ils ont convenu de l'intérêt d'une pause dans son exploitation, tout en s'engageant à entamer un travail de réflexion, d'études et de construction pour définir les conditions d'un redémarrage ultérieur de l'outil, dans le cadre d'un projet -impliquant les différents acteurs publics et privés du territoire- qui garantisse sa viabilité et sa pérennité.

 

Par tchou tchou
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Mardi 15 avril 2008

Comme vous le savez, le Mastrou ne circulera pas pour la saison 2008.

Mobilisons nous, tous ensemble (professionnels du tourisme, collectivités, amoureux de la vapeur ou autres), pour que les décideurs du conseil général comprennent bien que l'Ardèche a besoin du Mastrou

Par tchou tchou
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