Lettre ouverte à Monsieur Quinkal PDG de la société du Chemin de fer du Vivarais suite à l’article publié dans le Dauphiné Libéré du 17 juin.
· L’ensemble de la société CFTM a été expertisée avant son rachat par le département. C’est se tromper d’adversaire que d’accuser la société CFTM de tous les malheurs. Quand on achète du matériel centenaire, il ne faut pas s’attendre à trouver du neuf, alors il vaudrait mieux se retourner sur cette société d’expertise, ou les personnes qui lui ont fixé ce travail.
· Les factures à payer figuraient dans le bilan, et n’ont jamais été cachées.
· Le directeur technique qui « n’en faisait qu’a sa tête » a demandé à la direction en de nombreuses occasions des fonds pour remettre le matériel en état. La réponse était toujours la même : non. Il est facile d’en trouver le témoignage.
· Cette personne a été remplacée par une autre « qui a dit l’état réel du matériel ». Là encore il faudrait se retourner sur la société d’expertise, il était connu de tout le monde du réseau dès 2002 que les chaudières des machines 413 et 404 étaient à refaire. Il aurait fallu songer à les remettre en état dès 2004. On peut se poser la question du départ aussi rapide que discret du ce nouveau responsable pourtant si clairvoyant.
Au passage j’indique que les chaudières ont été refaites après guerre. En déduisant une dizaine d’inactivité dans les années 60 elles ont donc tenu plus de 40 ans, c’est dire le bon entretien fait par la société CFTM puisque Monsieur Quinkal indique dans un autre article que la durée de vie d’une chaudière est de 20 ans.
· Il n’est pas fait mention de la somme de 1 500 000 € demandée par Réseau Ferré de France, pour la reconstruction du pont de Tournon. Il était convenu que cela ne durerait que 10 ans ; voici donc que se repose le problème du déménagement à financer. Le CFTM est totalement en dehors de cette décision. En outre RFF demande toujours un droit de péage qui grève les frais d’exploitation depuis la fermeture de la gare par la SNCF.
· La voie était contrôlée tous les ans par un ingénieur SNCF, et ne s’est pas dégradée soudainement le 1 er octobre 2003. Des centaines de kilomètres de voies SNCF sont encore équipées de leurs rails d’origine (dans le Massif Central en particulier) sans qu’elles soient jugées dangereuses pour autant. Remplacer les rails d’origine du Mastrou par des rails d’occasion plus lourds d’un âge voisin n’est qu’une illusion. Les aciers de ces époques n’avaient aucune élasticité limitant les risques de cassures. La meilleure protection contre des cassures de rails est une auscultation aux ultra-sons, matériel sans doute hors de portée financière du réseau. A défaut un rail neuf, avec un acier moderne, à fabrication contrôlée selon les normes ISO 9001, et aux propriétés élastiques serait un palliatif beaucoup plus sécurisant.
Cordialement.
J.F. Couëdou
Co-fondateur du Chemin de fer du Vivarais
Actionnaire de la SEM