"Le Mastrou était financièrement à bout"
par La Rédaction du DL | le 17/06/08 à 06h55
http://ledauphine.com/-le-mastrou-etait-financierement-a-bout--@/index.jspz?chaine=21&article=29581
"Aujourd'hui, tout est à l'abandon"
par La Rédaction du DL | le 17/06/08 à 06h50
http://ledauphine.com/-aujourd-hui-tout-est-a-l-abandon--@/index.jspz?chaine=21&article=29579
Pierre Virot, ancien Pdg du CFTM, actionnaire de la Sem Chemin de fer du Vivarais.
Vous vous dites consterné. Pourquoi ?
« De 1969 à 2003, l'exploitation du chemin de fer nous a permis d'amasser de nombreux véhicules anciens... Nous avons tout acheté sur les fonds propres de la société, sans recevoir de subventions hormis 800 francs de la commune de Boucieu. De voir que tout est réduit en cendres m'accable ».
Comment s'est constituée la Sem en 2003 ?
« Nous avons créé cette nouvelle société de manière très lucide : nous avons apporté tout le matériel, et le département 1,5 M €. L'objectif était surtout d'assurer le développement du chemin de fer. Nous voulions qu'il tourne autour de 100 000 voyageurs par an, mais nous n'avions pas les moyens de faire la communication nécessaire ».
La Sem a-t-elle commis des erreurs ?
« Leur fréquentation a été très bonne, car ils ont fait une publicité énorme, avec de gros moyens. Le conseil général a mis à la tête de la Sem deux personnes qui
n'avaient absolument aucunes compétences dans ce domaine. Elles ont pris
une décision épouvantable : renvoyer des gens qui assuraient l'entretien des machines, dont le chef d'atelier qui connaissait
très bien le matériel. Dès lors, rien n'a été entretenu, et les cinq locomotives ont été mises progressivement de côté ».
On vous reproche de ne pas avoir fait suffisamment d'investissements avant 2003...
« Il y avait un programme de remplacement des voies, du ballast... dirigé par l'ingénieur de la SNCF. La preuve est que beaucoup de rails ont été changés, pour en installer de plus gros. Nous avions aussi un roulement avec les locomotives, qui permettait d'envoyer en permanence une locomotive dans un atelier de réparation, dans l'est. Nous avons toujours réalisé un entretien, en accord avec nos moyens ».