Mercredi 28 mai 2008



Par tchou tchou
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Mardi 27 mai 2008

La conseillère régionale Liliane Boury (groupe Front National) vient de réagir sur l'arrêt du Mastrou : «Ardéchoise, j'ai appris la cession d'exploitation [...] avec beaucoup de tristesse et d'indignation. » Lors de la conférence des présidents de la région Rhône-Alpes, l'élue a demandé que le dossier du Mastrou soit inscrit à l'ordre du jour de la prochaine assemblée plénière, prévue les 29 et 30 mai. Cela « nous permettra de nous prononcer sur les aides à apporter à l'ensemble des secteurs touchés par cet arrêt ».

http://ledauphine.com/train-la-region-dans-le-sauvetage-du-mastrou-@/index.jspz?chaine=21&article=26036
Paru dans l'édition 07A du 27/05/2008
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Vendredi 23 mai 2008



Par tchou tchou
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Mardi 20 mai 2008


Par tchou tchou
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Dimanche 18 mai 2008
http://ledauphine.com/train-touristique-premiere-interview-de-jean-pierre-frachisse-nomme-en-mediateur-remettre-le-mastrou-sur-les-rails-en-2009--@/index.jspz?chaine=21&article=24565



L
e nom de sa fonction n'a pas vraiment été défini. Médiateur, expert, analyste, conseiller... Jean-Pierre Frachisse ne s'en formalise pas. L'ancien élu - il a notamment été maire de Tournon - a pour seul but de trouver des « solutions durables » et sauver le Mastrou. Une mission que lui a confié le conseil général à la suite de la "réunion de crise" le 10 avril. Pour la première fois, il s'explique sur son rôle, son travail et ses objectifs.

En quoi est-il important de sauver le Mastrou ?

« C'est un outil nécessaire et indispensable pour le développement du Nord-Ardèche. Il y a alors un beau challenge, difficile, à relever : l'objectif de remettre le Mastrou sur les rails en 2009 ».

Savez-vous déjà sur quel projet le Mastrou peut-il fonctionner durablement ?

« Ma mission est de trouver des solutions durables. Il ne s'agit pas uniquement d'aligner de l'argent, avec des subventions et des financeurs privés mais d'avoir un véritable projet. Or, le Mastrou ne doit pas être uniquement un transport aller-retour. Il faut chercher, en complémentarité, des produits dérivés. Si cela se fait déjà un peu, il s'agit de développer le côté "découverte" et "gastronomique" le long de la ligne ».

Pour développer ce projet, où trouver l'argent ?

« Il y a bien sûr tous les partenaires publics ¹. On espère également avoir un écho favorable au niveau européen, même si les délais sont très longs. Et il y a les investisseurs privés : certains se sont déjà manifestés et s'intéressent à l'exploitation du train. Il faut voir à quelles conditions. D'autres entreprises, de renommée nationale et internationale, peuvent apporter des fonds sous la forme du mécénat. Et toutes les bonnes volontés locales et régionales sont également bonnes à prendre ».

On parle de Véolia...

« Cela fait partie des gens qu'on va rencontrer, d'autant que Véolia a une expérience dans le train touristique (ceux de la Rhune ou de la Mure, NDLR). Mais ce n'est pas la seule entreprise... »

L'introduction éventuelle d'un investisseur très important comme Véolia ne suscite-t-elle pas des craintes ?

« Pour l'instant, je reste très prudent à ce genre de montage. Mais toutes les portes demeurent ouvertes ».

Votre mission n'est-elle pas suspendue à la décision du tribunal du commerce, qui doit être rendue le 10 juin ?

« C'est un obstacle important à franchir. Il ne faudrait pas que le tribunal de commerce prononce la liquidation judiciaire de la SEM, car même si le Mastrou ne roule pas, il faudrait qu'on puisse garder les employés (une quinzaine, ndlr), qui connaissent très bien leur métier, jusqu'en 2009. Les ouvriers pourront aussi continuer à travailler sur la voie. Mais si la liquidation est prononcée, c'est fini... »

¹ Communauté de communes, conseil général et conseil régional.

REPÈRES

SA MISSION
Selon le conseil général : « conduire une mission de conseil stratégique et de prospective, chargée d'analyser la situation, les positions des différents interlocuteurs, parties prenantes et financeurs éventuels et d'étudier, d'élaborer et de tester toute solution de reprise impliquant le maximum d'acteurs possible, et susceptible d'éclaircir les choix qui seront effectués dans le cadre de la procédure collective ouverte auprès du tribunal de commerce ».

RAPPEL DES FAITS

- 6 mars : la direction départementale de l'Équipement exprime ses inquiétudes sur « la fatigue des voies » et menace, à défaut d'investissements importants, d'une suspension de l'autorisation d'exploitation délivrée par le préfet pour des motifs de sécurité.

- 10 avril : une réunion de crise réunit, au conseil général, tous les acteurs publics et privés. Il est décidé de faire une « pause » le temps de trouver des solutions.

- 5 mai : Jean-Pierre Frachisse commence sa mission, en attendant la décision du tribunal de commerce prévue le 10 juin.

Quel est le point commun des chemins de fer de la Rhune, de la Mure, de Provence et du Trieux ? Ce sont non seulement des chemins de fer touristiques, mais ce sont aussi des lignes exploitées par Véolia-Transport, le premier opérateur privé européen de transport public (ex-Compagnie générale des Eaux, ex-Vivendi), qui a investi beaucoup ces dernières années dans le "tourisme industriel durable". C'est donc vers Véolia que le conseil général se tourne aujourd'hui pour renforcer la SEM du Mastrou, voire trouver un exploitant qui ait les reins assez solides, et l'expérience, pour remettre les machines à vapeur sur les rails. Le président du conseil général, Pascal Terrasse, doit rencontrer les dirigeants de Véolia-Transport dans les jours qui viennent. Wait and see...

Les professionnels du tourisme et des élus estiment que la communication sur la situation du Mastrou a été trop tardive...
« Il y a eu certainement un problème de communication tardive pour diverses raisons. Mais à un moment donné, il fallait donner la vérité aux gens, notamment sur les problèmes de sécurité et l'état lamentable des locaux. Peut-être qu'en 2003, lors de la constitution de la SEM (société d'économie mixte, ndlr), les investissements n'ont pas été suffisants. Mais désormais, il faut effacer les ardoises du passé et ne plus parler de ça. D'autant qu'on sait maintenant jusqu'où le Département peut aller ».

Mais y-a-t-il eu un problème de gestion au niveau de la SEM qui gère le Mastrou ?
« Je n'ai pas à me prononcer là-dessus et cela ne m'intéresse pas. Il faut se tourner vers l'avenir. Il y aura toujours des gens pour critiquer mais cela ne sert à rien ».

Faut-il qu'il y ait une nouvelle gare à Saint-Jean-de-Muzols ?
« Je n'ai pas de religion affirmée là-dessus. On annonce le coût entre 3,5 et 3,7 millions d'euros, voire 4,5 millions d'euros. C'est beaucoup d'argent et on ferait quelque chose de neuf qui dénaturerait le côté historique de la ligne. Or l'aspect nostalgique reste important avec une architecture qui remonte au début du siècle dernier ».

Mais la ligne entre Tournon et Saint-Jean-de-Muzols devrait être reprise par Réseau ferré de France en 2011. Est-il possible de la garder ?
« Le 3 juin, avec Pascal Terrasse, nous allons rencontrer à Paris, le président de RFF pour dénouer ce noeud qui pèse financièrement. On va lui demander si la dérogation peut être prolongée de 2011 à 2020 et si la redevance annuelle très élevée de 40 000 € peut être réduite ».

La fréquentation du Mastrou peut-elle être augmentée ?
« Il serait bien d'avoir 25 % de plus, soit 80 000 voyageurs par an ».

Or, la ligne Tournon-Lamastre n'est-elle pas trop longue ?
« Certains disent qu'il faudrait seulement la ligne Tournon/Saint-Jean/Boucieu. Mais le Mastrou, c'est aussi Lamastre. De toute façon, ce choix est encore prématuré : il faut faire des simulations de parcours, les optimiser puis trancher ».

Quel est précisément votre rôle ?
« Ma mission est de six mois. Il s'agit de proposer un certain nombre de solutions. Actuellement, je suis dans la phase diagnostic, tout en commençant à rechercher de nouveaux partenaires ».

Pourquoi avez-vous accepté cette mission ?
« Je connais le Mastrou depuis l'âge de 11 ans, en prenant le train pour faire Lamastre-Tournon. Et quand j'étais maire de Tournon-sur-Rhône, j'ai toujours défendu ce train touristique. J'ai alors voulu relever ce défi ».

Le schéma de gestion du Mastrou devra-t-il être changé ?
« La structure juridique sera étudiée à un moment donné. Il n'y a pour l'instant, pas de formule magique. Mais l'une des hypothèses est que le Département s'occupe des investissements et une société, un organisme privé, de l'exploitation. Car ce n'est pas à une collectivité publique que de faire du tourisme et du commercial ».

Par tchou tchou
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Vendredi 16 mai 2008

«Le Mastrou existe dans le coeur des gens, au delà de l'Ardèche ». Partant de ce constat, les bénévoles de la SGVA, association de soutien au Chemin de fer du Vivarais, ont manifesté hier après-midi à Lyon. Ils ont été rejoints par sept salariés du train touristique.
« On parle beaucoup du Mastrou, mais peu des personnels, notait l'un des employés, le matin à Tournon. À Lyon, dans les offices de tourisme, on ne sait même pas que le train est arrêté. Nous voulons permettre à l'information de dépasser les frontières ardéchoises ».

Dans un vieux bus de 1934

Fidèles à leur « volonté de faire revivre la mémoire des gens », salariés et bénévoles ont ainsi arpenté le centre-ville dans un vieux bus de 1934 pendant près de quatre heures. Le temps de rencontrer les médias locaux et les habitants. Ils sont revenus satisfaits du soutien des Lyonnais.
« Nous avons recueilli aujourd'hui, 150 à 200 signatures sur notre pétition, constatait sur le chemin du retour Christian Perillon, vice-président de la SGVA. Nous avons déjà manifesté au début du mois à Privas, et maintenant nous changeons de registre. »
Pour lui, cela ne fait pas de doute : « Beaucoup de gens sont attachés au Mastrou : il faut sensibiliser au niveau régional ».


Fabien ROUX avec Pierre CRÉTIER
Paru dans l'édition 07A du 15/05/2008

http://ledauphine.com/contre-l-arr-t-du-mastrou-salaries-et-benevoles-ont-manifeste-a-lyon-@/index.jspz?chaine=21&article=24261

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Vendredi 16 mai 2008



Par tchou tchou
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Jeudi 15 mai 2008

Retrouvez un reportage sur:

http://videos.tf1.fr/video/news/0,,3847210,00-journal-televise-mai-.html

(avancez jusqu'à 23min13s)

Par tchou tchou
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Mardi 13 mai 2008
Retrouvez ce reportage sur:

http://ledauphine.com/nord-ardeche-campings-hotels-restaurants-et-magasins-se-preparent-dans-l-urgence-a-une-saison-sans-mastrou-les-commercants-a-quai--@/index.jspz?chaine=21&article=24047


Tous ont appris la nouvelle de la même manière : brutalement. Et tous attendent désormais avec appréhension cette saison touristique sans Mastrou, la première depuis plus de 30 ans. Mais une fois le choc et le constat passés, commerçants et professionnels du tourisme tentent de s'organiser. Nous en avons interrogé quelques-uns, tout au long de la vallée du Doux, au fil des étapes ne correspondant pas forcément aux anciennes haltes du train. Ils misent en premier lieu sur le tourisme dit "vert", à savoir les sports et loisirs de pleine nature. Mais chacun n'en espère pas moins de voir le petit train du Vivarais, rapidement remis sur ses rails, reprendre son va-et-vient quotidien. Car cette interruption bouleverse un équilibre précaire.

Dossier réalisé par Fabien ROUX, avec Pierre CRÉTIER

REPÈRES

LA PAUSE DU MASTROU
L'annonce a été faite le 17 avril dernier. En raison de l'état des infrastructures roulant et les lourds investissements à réaliser, le Mastrou ne circulerait pas cette année. Aux dernières nouvelles, le train touristique ne devrait pas fonctionner de nouveau avant 2010.

LES COMMERÇANTS EN COLÈRE
Une délégation de commerçants lamastrois s'est rendue le 3 mai au conseil général, à Privas. Elle a interrompu la séance de travail des conseillers généraux, et a été reçue par le président Pascal Terrasse.

LE TRIBUNAL DE COMMERCE SAISI
Le tribunal de commerce doit se prononcer le 10 juin prochain sur la viabilité de la société d'économie mixte qui gère le chemin de fer du Vivarais. Pour mémoire, celle-ci est le fruit d'un partenariat entre le CFTM et le conseil général, actionnaire majoritaire.



Le départ : Tournon

La présidente de "Vacances en Ardèche verte", Mme Alexis et son mari du camping des Foulons, à Tournon, sont réservés quant aux pertes financières liées à l'arrêt du Mastrou. « Il nous est impossible de chiffrer dans l'immédiat, le train à vapeur fait partie du patrimoine touristique de l'Ardèche. C'est un peu nous qui à chaque saison lui faisons sa pub auprès de notre clientèle, essentiellement familliale, 70 % française et 30 % étrangère (Belges et Hollandais). »
L'absence du Mastrou est durement ressentie. « C'est le coeur de vie de la vallée du Doux, on souhaite bien sûr qu'il reprenne au plus vite. C'est un attrait touristique, et son sifflet nous donnait l'heure tous les matins à 10 h 05, ça manque ! »
Un constat que relaie Marc Fournier du camping des Acacias au pied de la vallée du Doux. Celui-ci ne cache pas son mécontentement : « La défaillance est difficilement évaluable à ce stade de la saison. Le Mastrou vient en premier sur tous nos dépliants et sur internet, devant le château musée, le safari de Peaugres, les grottes de Choranche... On sera plus touché en mai, juin et septembre, avec la clientèle retraîtée qui vient spécialement sur deux ou trois jours en camping-car. Cela représente environ 1 000 à 2 000 € sur la saison plus tous les dépliants à refaire (1 000 à 1 500 €) ».
Celui-ci regrette de plus le manque de transparence dans ce dossier. « On a attendu le début de la saison pour sortir le dossier, alors que l'on savait depuis des mois que l'outil était défaillant et ne pourrait pas partir. C'est inadmissible ! »

De notre correspondant local Pierre CRETIER

Paru dans l'édition 07A du 13/05/2008

Étape 1 : Boucieu - Le - Roi

C'était le seul véritable arrêt du Mastrou avant Lamastre : 20 minutes durant lesquelles les voyageurs pouvaient se désaltérer à la buvette, ou faire quelques achats auprès de producteurs locaux.
Le train ne passera pas cette année, et déjà la buvette a rangé verres et bouteilles. Mais le Bistrot de la gare demeure, à quelques mètres de la voie ferrée : Dominique Belsoeur en est le gérant depuis le 1er mai. « Quand j'ai envisagé de m'installer ici, le Mastrou était vivant. Lorsque j'ai vu qu'il devait s'arrêter, cela m'a fait un choc, car il fait partie du patrimoine. » Difficile pour lui d'estimer l'influence du Mastrou sur l'activité, mais il relativise : « Je suis venu m'installer ici à l'année, pour faire de la restauration traditionnelle. Je peux donc toucher une clientèle qui n'est pas forcément liée au Mastrou. »
Restaurateurs, hébergeurs, élus... Comme lui, chacun cherche maintenant d'autres atouts à mettre en valeur. Mais craint une perte de visibilité pour le village. « Beaucoup de gens découvraient Boucieu avec le Mastrou, avant de revenir. »
La Micheline du Boucieu Express drainait chaque jour une vingtaine de visiteurs, et devait cette année fonctionner du 1er juillet au 31 août. Sans compter les quelque 1 500 croisiéristes qui devaient quitter le Rhône pour la vallée du Doux. Ce mercredi matin, un car leur permettra de relier Tournon à Boucieu-le-Roi. Mais en l'absence du petit train du Vivarais, ils pourraient cet été se rabattre sur Grignan ou Viviers.


Paru dans l'édition 07A du 13/05/2008

Étape 2 : Arlebosc

Au camping du Viaduc, certains ont appris la nouvelle en arrivant : le Mastrou ne circule pas cette année. Il a donc fallu composer. Un groupe était venu de Toulouse pour un mariage, et comptait sur le petit train pour apporter une touche pittoresque à la fête. « Je leur ai proposé de se rabattre sur un autre train, au départ de Saint-Agrève, explique Arnaud Bejannin, le propriétaire du camping, mais ils n'ont pas voulu. » Ils opteront finalement pour unerrandonnée ludique, guidée au GPS. Un peu plus loin, des campeurs préparent leurs canoës pour une escapade au fond des gorges.
Il faut dire que, niché au fond de la vallée du Doux, entre vergers et collines abruptes, le site fait le bonheur des amoureux de la nature. Mais le petit train imposait son rythme. Site privilégié, le viaduc était assiégé aux heures de passage de la locomotive à vapeur. Et pas question de repartir sans avoir emprunté au moins une fois le chemin de fer. « Les gens sont déçus quand ils apprennent que le Mastrou ne ciruculera pas », constate le propriétaire. Pour l'instant, un séjour a été annulé.

Paru dans l'édition 07A du 13/05/2008

Étape 3 : Le Crestet

Le Mastrou ne s'arrêtait pas au Crestet. Mais pour Jean-Louis Scherle, propriétaire de l'hôtel-restaurant L'Escapade, sa fermeture peut se résumer en quelques chiffres : 471 clients en moins, 13 000 € de perte, soit 6 à 7 % de son chiffre d'affaires. « C'est une déception, car il y a eu un manque d'information, et cela remet en cause le tourisme en Nord-Ardèche », souligne-t-il. Et de préciser : « Au-delà de l'impact direct du train touristique, le Mastrou est un vecteur d'image, une porte d'entrée pour connaître la région. C'est un effet boule de neige, qui va disparaître cette saison. »
Mais passé le constat, le restaurateur veut envisager les choses de manière positive. « Nous sommes une région rurale, authentique et pas chère. Il faut développer le tourisme vert, en prenant exemple sur ce qui se fait dans les Pyrénées. »
VTT, randonnée, baignade... Autant d'activités qu'il souhaite voir d'avantage mises en avant. Et de trancher : « Nous sommes dos au mur. C'est le moment ou jamais de construire notre avenir ».

Paru dans l'édition 07A du 13/05/2008


Le terminus : Lamastre

La démonstration est rapide. « Regardez dehors ! À cette heure-ci, il devrait y avoir les clients du Mastrou, fait remarquer Marielle Plantier, propriétaire des caves Desbos et présidente de l'union des commerçants Lamastrois. Au lieu de cela, il n'y a personne. » Le train touristique avait en effet pour habitude, dès le mois de mai, de déverser des dizaines de touristes.
Chargée notamment d'alimenter les bars et restaurants de la commune, Mme Plantier est d'ailleurs bien placée pour percevoir l'impact de cet arrêt. « Nous avons au moins 40 000 € de chiffre d'affaires en moins. Nous aurons plus de mal à écouler les produits locaux, vins blancs et sirops de chataîgnes, qui sont souvent vendus avec les menus "Ardéchois" aux clients du Mastrou. » Comme beaucoup de commerçants, elle dénonce une information trop tardive. « Nous n'avons pas eu le temps de nous retourner... Nous avions par exemple commandé des cuvées spéciales du Mastrou. »
Du côté de la famille Noailhat, propriétaire d'un magasin de jouets et souvenirs à proximité de la gare depuis plusieurs générations, le constat est le même. « Nous avions déjà commandé les cartes, les articles souvenirs, bols et assiettes avec le train... », fait remarquer Patrick Noailhat. Désoeuvré en ce dimanche après-midi, il précise : « En temps normal, nous serions ouverts à cette heure-ci ».
Il craint ainsi de voir l'absence de Mastrou bouleverser un équilibre précaire. « Nous ne vivons pas uniquement du Mastrou : nous vendons de la quincaillerie, des jouets à Noël... Mais nous avons besoin d'une saison d'été ! »
Toujours dans le flou, tous attendent désormais, à défaut de voir le train circuler, de pouvoir mesurer l'impact réel de son immobilisation.

Paru dans l'édition 07A du 13/05/2008

Le Buffet de la gare provisoirement fermé:

Depuis l'annonce de la pause dans l'exploitation du Mastrou, le 17 avril dernier, le propriétaire du Buffet de la gare à Lamastre ne décolère pas. Travaillant en partenariat avec le train touristique, il misait « à 99 % » sur celui-ci pour remplir son établissement. « Des repas sont vendus en même temps que les voyages. Par rapport à la liste de réservations qui m'avait été annoncée, j'étais plein. Je n'ai donc pas fait de démarches pour trouver d'autres clients », affirme Franck Bron. Résultat : une perte estimée à 150 000 €. Il a fermé ses portes provisoirement, dans l'attente notamment de la décision du tribunal de commerce d'Aubenas concernant la viabilité de la SEM.
Franck Bron pointe ainsi la situation délicate dans laquelle il se retrouve plongé. Et souligne par ailleurs qu'il a dû renoncer à plusieurs embauches saisonnières.


Paru dans l'édition 07A du 13/05/2008
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